Calcul des congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois, jours ouvrés ou ouvrables, exemples (2026)
Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an, ou 25 jours ouvrés. Calcul, période de référence, décompte, arrêt maladie et temps partiel, avec exemples.
En France, un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète, ce qui équivaut à 25 jours ouvrés si l'entreprise compte en jours ouvrés. La règle est la même à temps plein et à temps partiel, et le calcul se fait sur une période de référence qui va, sauf accord collectif, du 1er juin au 31 mai.
Ce guide reprend le calcul pas à pas, avec la base légale et des exemples chiffrés (règles vérifiées en octobre 2026).
Combien de jours de congés payés par an ?
L'article L3141-3 du Code du travail est court : « Le salarié a droit à un congé de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur. La durée totale du congé exigible ne peut excéder trente jours ouvrables. »
| Durée travaillée | Jours ouvrables acquis | Équivalent en jours ouvrés (avant arrondi) |
|---|---|---|
| 1 mois | 2,5 | 2,08 |
| 5 mois | 12,5, arrondi à 13 | 10,4 |
| 6 mois | 15 | 12,5 |
| 12 mois | 30 (5 semaines) | 25 |
L'arrondi à l'entier supérieur s'applique au total acquis sur la période, pas à chaque mois.
Le droit naît dès l'embauche, sans condition d'ancienneté, et vaut en CDI comme en CDD. Les apprentis ont eux aussi 5 semaines par an.
Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence ?
- Jours ouvrables : tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire (en général le dimanche) et les jours fériés habituellement chômés dans l'entreprise. Il y en a donc 6 par semaine, samedi compris.
- Jours ouvrés : les jours effectivement travaillés dans l'entreprise, en général du lundi au vendredi, soit 5 par semaine.
La loi raisonne en jours ouvrables. L'employeur peut compter en jours ouvrés, à une condition : ce mode de calcul doit garantir au salarié des droits au moins égaux à ceux calculés en jours ouvrables. Comme 6 jours ouvrables correspondent à 5 jours ouvrés, 30 jours ouvrables deviennent 25 jours ouvrés, soit environ 2,08 jours ouvrés par mois (25 ÷ 12).
Les deux méthodes donnent le même résultat sur une semaine entière de congé : 5 semaines restent 5 semaines.
Comment calculer ses congés payés acquis ?
La formule est simple : nombre de mois de travail effectif × 2,5, plafonné à 30 jours ouvrables.
Trois précisions comptent :
- Le mois de travail effectif : pour ce calcul, un mois équivaut à 4 semaines ou à 24 jours de travail (article L3141-4).
- L'arrondi : un total non entier est arrondi au nombre entier supérieur. Exemple donné par l'administration : 2,5 × 5 = 12,5, arrondi à 13 jours ouvrables.
- Les absences assimilées : certaines absences comptent comme du travail effectif. Depuis la loi du 22 avril 2024, un arrêt maladie d'origine non professionnelle ouvre droit à 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence (article L3141-5-1). Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle continue, lui, de donner 2,5 jours par mois.
Exemple chiffré. Greta est embauchée le 1er décembre 2025. Au 31 mai 2026, fin de la période de référence, elle a travaillé 6 mois : 6 × 2,5 = 15 jours ouvrables, soit l'équivalent de 12,5 jours ouvrés avant arrondi si son entreprise compte en jours ouvrés.
Qu'est-ce que la période de référence ?
C'est la période pendant laquelle les congés s'acquièrent. Par défaut, elle court du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours (article R3141-4). Un accord d'entreprise ou une convention collective peut fixer d'autres dates, par exemple l'année civile.
Exception : dans les entreprises affiliées à une caisse de congés payés (BTP, spectacle), la période va du 1er avril au 31 mars.
À ne pas confondre avec la période de prise des congés, qui comprend toujours la période du 1er mai au 31 octobre.
Comment sont décomptés les jours de congé posés ?
C'est là que la différence entre ouvrables et ouvrés se voit sur la fiche de paie.
En jours ouvrables, on décompte à partir du premier jour où le salarié aurait dû travailler, puis tous les jours ouvrables jusqu'à la reprise, samedi compris.
En jours ouvrés, on ne décompte que les jours normalement travaillés dans l'entreprise.
| Congé posé (entreprise du lundi au vendredi) | Décompte en ouvrables | Décompte en ouvrés |
|---|---|---|
| Du lundi au vendredi, reprise le lundi suivant | 6 jours (samedi inclus) | 5 jours |
| Deux semaines complètes | 12 jours | 10 jours |
| Semaine contenant un jour férié chômé | 5 jours | 4 jours |
| Le vendredi seul, reprise le lundi | 2 jours (vendredi + samedi) | 1 jour |
Le jour férié chômé n'est pas décompté, puisqu'il n'est ni ouvrable ni ouvré par définition. En novembre 2026, par exemple, le 11 novembre tombe un mercredi : une semaine de congé du lundi 9 au vendredi 13 novembre coûte 5 jours ouvrables ou 4 jours ouvrés.
Le dernier cas du tableau montre pourquoi le décompte en ouvrables peut surprendre : poser un vendredi « consomme » aussi le samedi. Sur l'année, les deux méthodes se compensent, ce qui explique la règle d'équivalence 30 ouvrables = 25 ouvrés.
Pour compter rapidement les jours travaillés entre deux dates, le calculateur de jours ouvrés fait le calcul.
Et pour un salarié à temps partiel ?
Un salarié à temps partiel a exactement les mêmes droits qu'un salarié à temps plein : 2,5 jours ouvrables par mois, 30 jours par an. Il ne peut pas en avoir plus, mais pas moins non plus. La proratisation des congés au temps de travail n'existe pas.
La différence se fait au décompte, qui suit les mêmes règles qu'à temps plein. Exemple donné par le Code du travail numérique : une salariée travaille lundi, mardi, jeudi et vendredi, et ne travaille pas le mercredi.
- Elle pose lundi et mardi : on décompte 3 jours ouvrables (lundi, mardi et mercredi, même si elle ne travaille pas ce jour-là).
- Elle pose jeudi et vendredi : on décompte 3 jours ouvrables (jeudi, vendredi et samedi).
- Elle pose une semaine entière : on décompte 6 jours ouvrables.
Cinq semaines de congé restent donc cinq semaines, quel que soit le nombre de jours travaillés par semaine. L'indemnité de congés payés est calculée selon les mêmes règles qu'à temps plein.
Comment suivre ces compteurs sans erreur ?
Entre l'acquisition mensuelle, l'arrondi, les arrêts maladie et le choix ouvrables ou ouvrés, un tableur devient vite fragile. Dans Absenca, chaque site définit ses jours travaillés, ses jours fériés et le mois de début de son année de congés, et chaque salarié voit son solde à jour. La version gratuite couvre jusqu'à 10 personnes : voir le logiciel de gestion des congés gratuit. Pour comparer avec les règles des autres pays, consultez notre tableau des congés payés par pays.
Questions fréquentes
Combien de congés payés pour 1 mois de travail ?
2,5 jours ouvrables, soit environ 2,08 jours ouvrés. Un mois de travail effectif correspond à 4 semaines ou 24 jours de travail.
25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables, c'est pareil ?
Oui, c'est la même durée : 5 semaines. 30 jours ouvrables comptent 6 jours par semaine, 25 jours ouvrés en comptent 5.
Pourquoi mon samedi est-il décompté de mes congés ?
Parce que votre entreprise compte en jours ouvrables : le samedi est un jour ouvrable même s'il n'est pas travaillé. En contrepartie, votre compteur annuel est de 30 jours et non de 25.
Est-ce que j'acquiers des congés pendant un arrêt maladie ?
Oui. Depuis avril 2024, un arrêt maladie non professionnel ouvre droit à 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence. Un accident du travail ou une maladie professionnelle donne 2,5 jours par mois.
Un salarié à temps partiel a-t-il moins de congés ?
Non. Il acquiert 2,5 jours ouvrables par mois comme un salarié à temps plein ; seul le décompte des jours posés tient compte de son planning.
Cet article donne des repères généraux, à jour en octobre 2026. Les règles peuvent varier selon votre convention collective ou un accord d'entreprise : vérifiez toujours la source officielle sur service-public.gouv.fr et le Code du travail.